Après une présentation du syndicat UNSA les débats furent lancés.

Ministère de la justice Le ministère de la justice avait déjà été reçu la semaine précédente par le préfet. Il fut évoqué les points sur la surpopulation carcérale, l’insécurité du personnel suite au récent acte d’agression sur un membre du personnel (l’UNSA demande des sanctions exemplaires pour les agressions et les outrages sur les surveillants).. Il fut abordé, le sujet d’une future implantation de la construction d’un nouveau centre pénitencier et la création d’un pôle régional d’extraction judiciaire .Une liste nationale prévois prioritairement des implantations dans le Gard et la Haute Garonne. La construction d’un nouveau centre supplémentaire dans les Pyrénées-Orientales n’est pas prioritaire mais vise à être dans le programme optionnel d’investissement, (à l’heure actuelle ce sera Perpignan ou Narbonne). Fut également abordé les contraintes des extractions médicales vers l’hôpital Saint Jean avec les gardes statiques du personnel pénitentiaire au détriment de leur travail au sein de leur établissement (d’où l’importance partagé par le préfet de la construction d’un PREJ comme à Bézier). L’UNSA souligne deux problématiques sur le CP Perpignan : - IL manque 8 surveillants sur l’organigramme - Malgré que la maison d’arrêt de Perpignan soit une des plus surencombré de France 133 places 284 détenus, on reçoit plus de transfert de mesures d’ordre et de sécurité (détenus très dangereux) que l’on en fait partir. Le Préfet donna des pistes : audience auprès du Maire de la ville (’l’UNSA à déjà pris rendez-vous avec le maire le 18/11), les contraintes de l’emprise foncière, etc. Le préfet entend et aussi les revendications des policiers quant à leurs missions de protection des populations au détriment des gardes statiques. A noter qu’il n’y a plus de policiers à l’entrée de la préfecture, mais une société privée dorénavant. Le sujet des policiers suite à leur mouvement préoccupe le préfet. L’effectif présent est supérieur à l’effectif réel nous communique t-il.

Ministère de l’Éducation Nationale Les débats portèrent sur la ghettoïsation des écoles au nord de Perpignan, à savoir celles de Victor HUGO et Léon BLUM. Six sur huit collèges sont classées REP et REP +. Et les conséquences sur la suite des élèves dans leur parcours scolaire. La réforme de la carte scolaire, le manque d’effectif enseignant, la sous estimation des flux migratoire des familles dans le département ont été les sujets d’échanges. Le préfet prend note et s’entretiendra avec le rectorat sur ces problématiques.

Ministère de l’Économie et des Finances Bien que ce ministère apporte 25 % des recettes à l’État, il ne fait pas partie des ministères prioritaires. Au contraire, il perd annuellement des effectifs constamment. A cela, la Douane pallie à l’aéroport de Perpignan, la Police de l’Air et des Frontières (par manque d’effectifs).

Questions diverses

  • Au niveau économique, la multitude d’interlocuteurs pour les démarches administratives, dans le dédale des services d’état ou des collectivités territoriales pour les entrepreneurs, permis un dialogue tant avec le préfet qu’avec le représentant de la DIRRECTE.
  • Le désenclavement des Hauts cantons pour le maillage routier, permit au préfet de clarifier sa vision sur le non doublement de la voie rapide entre Bouleternère et Prades. Il nous précise que le jeu n’en vaut pas la chandelle et que jamais elle sera faite (contrainte budgétaire) .Il ne souhaite pas d’une ” autoroute ” montagnarde. C’est pourquoi il lance actuellement la déviation de Marquixanes.

  • Il précise les actions de l’ARS sur le transfert de lit des Haut Canton avec le redéploiement sur la plaine Catalane.
  • Le préfet regrette le manque de vision à moyen et long terme, par nos décideurs, de l’absence du maillon manquant de ligne « TGV » entre Montpellier et Perpignan. Il milite pour que soit dés à présent mise en œuvre, le barreau Montpellier -Béziers.

Il évoque par là même, l’axe ferroviaire, Bordeaux -Toulouse -Narbonne – Montpellier, qui pourrait exclure notre département dans le développement économique régional.

  • Ont été également évoqué les problématiques du Restaurant Inter Administratif (RIA). Sujet inextricable, complexe. Les membres de la SRIAS ont expliqué leur point de vue de ce serpent de mers qui perdure depuis des années. Le préfet reconnaît le bien fondé de nos remarques ( rive nord de la Têt , manque de place de stationnement , configuration du lieu de restauration , nombre de personnes concernés , problème de conventionnement avec le restaurant de la Poste qui doit fermer , le centre des impôts de la côte vermeille etc. )
  • Même si il fut un temps évoqué le déménagement des certains services de l’État vers les bureaux vides du Centre Del Mon, ce sujet est clos. Ce n’est pas à l’État de pallier des carences de sociétés privées.
  • Le dossier de l’implantation de la future cité judiciaire est un sujet qui importe au préfet. Soit une extension du tribunal sur le parking Arago, soit dans les locaux de la CCI.

Cette première entrevue et prise de contact avec le préfet fut chaleureuse et constructive. D’autres dossiers auraient pu être développés, mais cela se fera ultérieurement.